L’architecture est condamnée à la matière, c’est là sa finitude. L’architecture réalise notre rapport au monde, c’est là son ouverture.

Elle témoigne toujours et encore d’une manière d’habiter le monde ; occuper la terre, s’inscrire dans ses ressources et définir un climat habitable. En tant que culture matérielle, elle ne cède ni à la culture comme pure construction sociale, ni à la matière, comme simple construction scientifique. Elle est irréductible à l’un ou l’autre de ces termes et nécessite la médiation physique du projet pour dire comment faire une chose ici et maintenant.

Comment pensons-nous le territoire et comment voulons-nous l’habiter, cela revient à poser la question : qu’est-ce que le territoire aujourd’hui ? Cela revient à interroger le maintenant d’un moment historique où le monde se pense et donc s’habite d’une manière particulière.

Jean-Gilles Décosterd, architecte Epfl

 

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